6. Facteurs de risque de paralysie cérébrale à travers les cas suivis dans le service de rééducation fonctionnelle du CHU de Mahajanga

Auteurs : B. ANDRIAMASINORO(1), N. RABESANDRATANA(2), P. RANDAOHARISON(2)A. ANDRIAMIANDRISOA(2), D. ANDRIANARIMANANA(3)

Adresses : (1) Service de Rééducation Fonctionnelle, CHU de Mahajanga

                (2) Complexe Mère-Enfant, CHU de Mahajanga (Unité Néonatalogie, Unité Gynéco-obstétrique, Unité Mère)

                (3) Service de Pédiatrie, CHU de Mahajanga

 

Introduction 

L’IMC ou paralysie cérébrale est l’une des causes les plus courantes de multiples déficiences chez l’enfant. L’incidence de cette affection en fait un réel problème de santé publique.

Nous nous proposons d’évaluer les facteurs de risque prénatals et d’anoxie néonatale, chez des enfants et adolescents paralysés cérébraux consultés dans le Service de Rééducation du CHU de Mahajanga pour pouvoir en tirer des recommandations sur la prévention.

Matériels et méthodes        

Une revue des dossiers des patients paralysés cérébraux vus en consultation de 2011 à 2013 a été effectuée.

Résultats

Parmi nos 154 consultations, 57,15% étaient des garçons, l’âge de la première consultation variait de 6 mois à 13 ans avec une moyenne de 3,5 ans. L’âge de la mère variait entre 14 à 51 ans (moyenne 21,5 ans), et 63,63% étaient des primipares. La CPN était non faite chez 38,32% des mères, 29,97% accouchaient au CSB et 1,30% au CME. Concernant l’antécédent à la naissance de l’enfant, 28,57% étaient des prématurés, 24,67% de faible poids de naissance et 26,63% étaient nés avec dystocie. 

Discussion
Les grossesses précoces, l’absence de CPN, la prématurité, les accouchements en dehors des formations sanitaires et/ou non assistés par un personnel formé, les accouchements dystociques, sont autant de facteurs de risque encore malheureusement trop souvent rencontrés à Madagascar. En effet, les données de l’EDSMD-IV 2008-2009 confirment cette situation ; dans seulement un peu plus d’un tiers des cas (35%), les femmes Malagasy ont accouché dans un établissement de santé, et le taux de naissances ayant bénéficié d’une assistance par un personnel de santé formé n’est que de 44%.

Conclusion

La prévention de la paralysie cérébrale est primordiale pour en réduire l’incidence. Une conscientisation de la population, des accoucheuses traditionnelles et des prestataires des maternités sur cette problématique est nécessaire. La prévention chez l’enfant est axée sur la surveillance de la santé de la mère et de l’enfant depuis la grossesse, pendant l’accouchement, jusqu’aux soins post-natals et continue encore après, chez l’enfant en bas âge.

L’absence de suivi des nouveau-nés à risque retarde le dépistage et le diagnostic. Il est nécessaire de renforcer la collaboration entre les médecins assurant les soins des nouveau-nés à risque de paralysie cérébrale et ceux de la Rééducation Fonctionnelle.

 

Mots clés : facteurs de risque, paralysie cérébrale, prévention, santé publique.

Date de dernière mise à jour : 23/03/2014

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